RDC : le Sud-Kivu concentre près de la moitié des déplacés internes, selon OCHA

La crise humanitaire en République démocratique du Congo continue de s’aggraver. D’après les dernières données du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, le pays compte environ 5,61 millions de déplacés internes, dont 44 % se trouvent dans la seule province du Sud-Kivu, soit près de 2,4 millions de personnes.
Ce chiffre alarmant illustre l’ampleur de l’instabilité persistante dans l’est du pays, où les populations civiles continuent de payer le prix fort des violences armées. Dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, les affrontements récurrents entre groupes armés et forces de sécurité provoquent des déplacements massifs et répétés, contraignant des milliers de familles à abandonner leurs habitations.
Selon OCHA, ces mouvements de population s’effectuent souvent dans des conditions extrêmement précaires. Les déplacés internes vivent majoritairement dans des sites spontanés ou au sein de familles d’accueil, avec un accès limité aux services de base tels que l’eau potable, les soins de santé, la nourriture et l’éducation.
La pression sur les communautés hôtes s’intensifie également, aggravant les vulnérabilités dans une région déjà fragilisée par des années de conflit. Les acteurs humanitaires tirent la sonnette d’alarme face à l’insuffisance des ressources pour répondre à des besoins en constante augmentation.
Pour les observateurs, la situation au Sud-Kivu met en évidence l’urgence d’une réponse coordonnée alliant assistance humanitaire immédiate et solutions durables, notamment le retour sécurisé des populations, la stabilisation des zones affectées et le renforcement de la sécurité.
Alors que les violences persistent dans l’est de la RDC, la crise des déplacés internes demeure l’un des défis humanitaires les plus pressants du pays, appelant à une mobilisation accrue des autorités nationales et de la communauté internationale.
Diallo MWAMBA



